Une chose de Schubert

2015

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©Thomas Bertini

 

Sur la scène, un piano. Trois chaises. Un petit guéridon. Quelques livres.

Une ambiance intime s’en dégage. Vous vous trouvez dans le salon de Franz Schubert. Ou celui de Marcel Proust. Ou peut-être, tout simplement le salon de la rencontre entre ces deux figures extraordinaires. Un salon, en somme, dans lequel vous vous sentez à l’aise.

C’est à travers la musique de Schubert et le texte de À la recherche du temps perdu que les trois musiciennes Natalia Korsak (mandoline), Sabine Marzé (mandole) et Jeanne Hourez (piano) vont vous faire voyager. De la prose de Proust se dégage une musicalité qui s’associe naturellement à la subtilité et à la profondeur des partitions de Schubert.

Aussi, écoutant la Sonate Arpeggione et le Trio op.100, n’est-il point étonnant de déceler quelques fois, furtive et légère, la petite phrase qui, à plis simples et immortels, distribue ça et là les dons de sa grâce… Par ce spectacle musical suspendu dans le temps, vous êtes invités à imaginer votre Vinteuil personnel. Après tout, il n’est que le reflet de l’invention de chacun. Ne vous reste plus, à présent, qu’à vous laisser charmer, enchanter, transporter peut-être, par cette musique propice à réveiller en nous le fond mystérieux de notre âme…